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Caractéristiques
générales des deux étapes de la dépollution azotée : La nitrification
et la dénitricication.
Article
de la société PRODIBIO
LE
PRINCIPE DE BASE DE l'EPURATION BIOLOGIQUE :
La
possibilité de maintenir un aquarium en bonne santé est fonction
de l'efficacité de l’épuration des eaux polluées de l'aquarium.
Ceci est rendu possible par le travail biologique accompli par des
équipes de bactéries bénéfiques qui travaillent en synergie dans
un environnement qui leur convient.
L'épuration biologique tend à éliminer les polluants de l'aquarium.
Elle les transforme et les métabolise en matière vivante: Biomasse
bactérienne, micro-plancton, invertébrés, plantes, augmentation
du poids des poissons.
Ces polluants sont le résultat :
- -
des sous-produits des déjections des organismes vivants : urine,
excréments...
- -
des restes de nourriture.
- -
de la décomposition de cadavres et de plantes ...
LE
CYCLE DE L'AZOTE EN AQUARIUM
Dans un aquarium, l'ensemble des réactions biologiques de croissance
et de maintenance requiert
la présence de l'élément azote : N. C'est un élément fondamental
de la matière vivante.
L'introduction de nourriture augmente la quantité totale d'azote
dans ce milieu fermé qu'est l'aquarium.
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Les composés organiques azotés que l’on trouve dans
les urines, les excréments, les cadavres d'animaux ou
de végétaux vont être transformés par des bactéries en
déchets azotés à l'état minéral sous forme ammoniacale
: ammoniac moléculaire (NH3) le plus toxique
pour les êtres vivants, ou ionisé (ammonium NH4+)
environ 100 fois moins toxique, de nitrite (NO2-),
toxiques et de nitrates (NO3-) relativement
inoffensifs. Les composés ammoniacaux (NH3)
et (NH4+) sont dégradés par des
bactéries Nitrosomonas europea et
transformés en Nitrites (NO2-) qui,
à leur tour seront transformés par les bactéries Nitrobacter
winogradsky en nitrates (NO3-).
Ces transformations nécessitent la présence d’oxygène
en grande quantité.
|
L'azote
minéral est assimilé par les bactéries et par les végétaux,
(phytoplancton et plantes supérieures) pour la fabrication des matières
végétales. Ces protéines végétales entrent ensuite directement (herbivores)
ou indirectement (carnivores) dans l'alimentation des animaux.
Les composés azotés organiques vont donc se retrouver dans les urines,
les excréments et les cadavres. Ils seront à leur tour dégradés
par ces bactéries bien définies, en composés ammoniacaux, nitrites
et enfin en nitrates . Ainsi se trouve résumé, très schématiquement,
LE CYCLE DE L'AZOTE qui se renouvelle indéfiniment.
Décomposition
des nitrates
Certaines souches bactériennes vont être capable de puiser l'oxygène
nécessaire à leur multiplication dans l'oxygène dissout dans l'eau.
D’autres sous certaines conditions de stress ou d'anoxie sont à
même de puiser cet oxygène dans les nitrates, pour les transformer
en azote gaz qui est sans danger en aquarium et s'évacue dans l'atmosphère.
Il est par conséquent facile de comprendre que le contrôle de ces
produits, dont certains sont extrêmement toxiques, soit très important
dans la conduite d'un aquarium.
SEUILS
DE MORTALITE EN AQUARIOPHILIE
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Ammoniac
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(NH3)
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0.1 mg/l
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ne pas dépasser 0.01 mg/l
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Ammonium
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(NH4+)
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peu toxique, sa toxicité dépend du pH
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voir tableau
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Nitrites
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(NO2-)
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0.5 mg/l
|
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ne pas dépasser 0.1 mg/l
|
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Nitrates
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(NO3-)
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50 mg/l
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Invertébrés marins
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ne pas dépasser 5 mg/l
|
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500 mg/l
|
Poissons
|
variable selon les espèces
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L'AMMONISATION
La
première étape de la dégradation des déchets azotés organiques
est l'ammonisation grâce
à des micro-organismes des genres Bacillus, Azotobacter, Micrococcus...
Elle
va produire des composés ammoniacaux NH3 et NH4+
dont la toxicité est variable selon le pH. En aquariophilie les
tests utilisés permettent
une mesure de la toalité (NH3
+ NH4+)
L'ion NH4+ n'est pas toxique. Malheureusement,
il
a tendance à
se transformer, en même temps que le pH s'élève, en
ammoniac très toxique. Un abaissement du pH provoque
la réaction inverse, et ceci peut se répéter indéfiniment.
Tableau donnant le pourcentage d'ammoniac en fonction du pH à 25°
| pH
|
6,5 |
7
|
7,5 |
8 |
8,5 |
9 |
9,5 |
| NH3(%) |
0,2 |
0,6 |
1,7 |
5,3 |
15 |
36 |
64 |
Exemple
Résultat du test ammonium: 1,5mg/l pH 7 donc NH3 =
1,5 x 0,6% = 0,009 peu toxique.
Il n'en est pas de même si le pH remonte à 8 par exemple Pour pH
8 NH3 = 1,5 x 5,3 % = 0,08 Très toxique
Faire très attention aux remontées de pH dans les sacs d'eau de
mer après un long séjour lors d'importations.
Quelques grammes de zéolites - Clinoptilolite - dans les sacs peuvent
rendre de très grands services.
LA
NITRIFICATION
La
nitrification est la transformation des composés azotés en élements
dont l'azote est dans l'état le plus oxydé :
LES NITRATES. Elle est assurée par des bactéries autotrophes
(capables de se développer à partir des seuls
éléments minéraux), et des bactéries nitrifiantes hétérotrophes
(capables de se développer à partir de substances issues de tissus
vivants). La part la plus importante de la nitrification dans
un écosystème est généralement attribué aux microorganismes autotrophes
aérobies stricts appartenant à la famille des Nitrobacteriaceae:
Nitrosomonas (ammonium - nitrites) et Nitrobacter
(nitrites - nitrates).
Les bactéries nitrifiantes utilisent l'azote ammoniacal ou les
nitrites comme source d'azote et comme source d'énergie (donneurs
d'électrons). Les source de carbone sont le gaz carbonique
et les carbonates.
Les organismes nitrifiants hétérotrophes utilisent une source
de carbone organique comme source d'énergie
et oxydent des composés azotés organiques ou inorganiques.
La
réaction
se décompose en deux étapes :
- la
nitritation ou nitrosation (oxydation de l'azote ammoniacal
en nitrites).
- la
nitratation (oxydation des nitrites en nitrates).
Plusieurs
facteurs principaux affectent le processus de nitrification :
La physico-chimie de l'eau, la concentration en oxygène, les oligo-éléments
et la communauté biologique.
Physico-chimie de l'eau :
En présence de composés ammoniacaux, les bactéries de la chaîne de nitrification
vont se multiplier. Cependant cette multiplication dépend souvent
des conditions du milieu.
En effet la croissance des Nitrobacter est inhibée lorsque
le taux d'ammoniac est trop élevé (supérieur à 0,1mg/l de NH3).
Faute d'une quantité suffisante de Nitrobacter un taux
élevé de nitrites sera mesuré alors que le taux d'ammonium ne
permet pas aux Nitrobacter de croître, rallongeant ainsi
la durée de maturation du filtre biologique. Il ne faut
pas oublier que les bactéries se livrent à une terrible compétition,
d'autant plus nuisible à l'établissement du filtre biologique
que les conditions sont mauvaises : manque d'oxygène, de certains
oligo-éléments, abaissement anormal du pH, excès de pollution,
etc.…
Ceci se traduit dans l'aquarium par des eaux troubles, résultats
des luttes bactériennes, avec proliférations anarchiques de
bactéries de pleine eau.
Le pH ;
Equations de principe :
| 2NH4+ + 3 O2 |
>> |
2NO2- + 4H+ + 2H2O |
| 2NO2- + O2 |
>> |
2NO3- |
| 2NH4+ + 3 O2 + 2NO2-
+ O2 |
>> |
2NO2- + 2NO3- + 4H+
+ 2H2O |
soit
| 2NH4+ + 3 O2 + O2 |
>> |
2NO3- + 2H2O + 4H+ |
Rendement de la nitrification en fonction du pH :
|
La nitrification libère des ions H+ et abaisse
donc le pH qui doit être suivi surtout au démarrage des
aquariums.
La présence de carbonates procure un effet
tampon contre les variation de pH.
Le pH optimal pour la nitrification se situe autours de
8,0. Les valeurs hors du champ 6,8 -8,6 peuvent affecter
l'efficacité de la nitrification.
On
voit bien que la nitrification :
1. -
Consomme de l'oxygène
2.
- acidifie le milieu en libérant des ions H+
|
La température
La
température a un effet important sur les vitesses de croissance.
Entre 23° et 30° le taux de croissance maximal est multiplié par
4 pour Nitrosomonas. La température optimale se
situe entre 30° et 36° (Knowles et al., 1965). Ce
taux augmente d'environ 6% par degré centigrade pour Nitrobacter.
La température optimale étant de 28°. Le taux de dégradation
des matières peut diminuer de moitié pour une diminution de 10°
La
concentration en oxygène
L'oxygène
est un facteur de la réaction d'oxydation. En
cas de mauvaise oxygénation, il peut donc apparaître comme un
facteur limitant.
Or les constantes de demi-saturation par rapport à l'oxygène dissout
vont pour
Nitrosomonas, de
0,25 à1,3mg/l, et de 0,5 à1mg/l pour Nitrobacter selon la température
(Capdeville, 1991 ).
Ceci indiquerait qu'il n'est pas nécessaire de maintenir des concentrations
élevées en oxygène dissout dans les systèmes nitrifiants : 4mg/l
seraient suffisant.
Cependant, comme c'est le cas en aquarium, la concentration
en oxygène devient primordiale
lorsqu'il y a compétition entre une flore hétérotrophe, et
une flore autotrophe surtout en présence de carbone. En effet
les bactéries hétérotrophes inhibent les micro-organismes nitrifiants
avec lesquelles elles sont en compétition pour l'oxygène et l'azote
ammoniacal car elles possèdent un taux de croissance maximal cinq
fois supérieur
à celui des autotrophes. Ceci explique la nécessité d'une bonne
oxygénation et d'une communauté
de souches bactériennes soigneusement déterminée.
LA
PRESENCE D'ELEMENTS DE TRACE
En
aquarium l'ammoniac et les nitrites ne sont pour les bactéries,
qu’une source d'azote. D'autres éléments nutritifs, comme les éléments
de trace, sont nécessaires pour la multiplication des bactéries
épuratoires et pour éliminer ammoniac, nitrites, nitrates et phosphates.
La capacité d'accomplir la dénitrification complète est subordonnée
à la présence d'éléments de trace essentiels. BLASZCZYK (1993) a
montré que l'addition d'éléments de trace essentiels multipliait
la dénitrification par 10.
Les
éléments de trace sont nécessaires à la vie de tous les organismes.
Ceci s'étend du Souffre pour les protéines, au Fer
pour les plantes et le sang des poissons, du Cobalt pour
les vitamines B au Bore pour les nombreux produits du métabolisme
- anabolisme et catabolisme - au cours des phénomènes d'édification
des tissus et de dégradations organiques.
Ils
sont également nécessaires pour le travail des bactéries.
En
aquarium, les oligo-éléments essentiels, indispensables à toute
activité biologique, sont consommés par la dégradation des déchets,
les algues, les plantes, les invertébrés... et neutralisés ou éliminés
par l'écumeur, le charbon actif.
L'eau
osmosée utilisée de plus en plus souvent à cause des nitrates n'en
contient pas du tout. On observe alors des carences d'éléments de
trace qui peuvent stopper toutes les fonctions bactériennes. Cela
provoque un ralentissement général de l'épuration : Eau terne, prolifération
d'algues, poissons amorphes, plantes chétives.. L’ajout d’une solution
contenant les éléments de trace essentiels, agit comme un catalyseur
biologique, favorise la multiplication des bactéries épuratoires
et la production d'enzymes pour digérer les déchets de l'aquarium.
LA COMMUNAUTE BIOLOGIQUE
Lors
de l'installation d'un aquarium on peut considérer que le milieu
nouvellement crée est vierge de bactéries. Ces bactéries qui sont
présentes partout vont coloniser ce milieu en fonction des apports
dans l'aquarium : Substrat, plantes, nourriture, peuplement... et
au hasard de la concurrence alimentaire pour les différentes souches.
C'est le hasard seul qui va organiser cette multiplication bactérienne
dans l’aquarium. Toutes les bactéries vont vouloir s'y développer
et ce ne sera pas toujours les bactéries bénéfiques qui vont se
développer le plus rapidement. Cela risque de provoquer la lutte
de souches bactériennes de pleine eau, ce qui provoque une eau poussiéreuse,
et un retard dans l'équilibre biologique de l'épuration.
LA
NITRIFICATION HETEROTROPHE
L'activité
nitrifiante des bactéries hétérotrophes
- qui utilisent comme principale nourriture du carbone organique,
issu de matières vivantes - est effective mais à une vitesse beaucoup
plus faible que celle observée pour des autotrophes. Ils sont
appelés les Nitrifiants
pauvres.
ls
sont néanmoins nécessaire car ils dégradent des composés azotés
allant de l'azote ammoniacal aux composés de la chaîne aliphatique
(graisses) ou aromatique ainsi que des sous-produits de la nitrification
: hydroxylamine, oxyme, acide hydroxamique...
L'observation de la production des nitrites et des nitrates lors
du travail de ces bactéries montre que très peu d'oxydes d'azote
s'accumulent.
Il a été démontré que tous les nitrifiants hétérotrophes,
et parmi ceux-ci Paracoccus denitrificans, Pseudomonas
stuzerii...,
sont des dénitrifiants aérobies, ce qui expliquerait la non-accumulation
des nitrites et des nitrates lorsque
la communauté bactérienne est bien définie et qu'elle travaille
efficacement (Papen
et al., 1989, Van Niel et al., 1992a). Il est ainsi possible de
transformer la pollution azotée ammoniacale en azote moléculaire
au sein d'un même micro-organisme.
LA DENITRIFICATION, L'EPURATION BIOLOGIQUE
La
dénitrification est définie comme étant étant
la transformation des nitrates en azote gazeux avec pour intermédiaire
le nitrite, l'oxyde nitrique, l'oxyde nitreux, chacun étant
réduit par une enzyme réductase sécrétée par les bactéries concernées.
| |
NAR |
|
NIR |
|
NOR |
|
N2 OR |
|
| NO3- |
------
|
NO2- |
------
|
NO |
------
|
N2O |
------
|
N2 |
Etapes de la dénitrification :
Intermédiaires et enzymes.
NAR = nitrate réductase NIR = nitrite réductase NOR = oxyde nitrique
réductase
N2 OR = oxyde nitreux réductase
Chaque intermédiaire est réduit par une enzyme secrétée par les
bactéries concernées.
L’équation
montre que la dénitrification génère des ions hydroxydes bénéfiques
en eau de mer.
13
N03- + 6(C2H5OH) A
6,5 N2+15H2O+12CO2+6(OH)
La dénitrification est une alternative à la respiration classique
de l'oxygène dans les zones peu oxygénées
de l'aquarium. L'oxygène peut être aussi - moins facilement -
puisé dans les nitrates ou l'un des intermédiaires. Dans des conditions
de stress anaérobie - ce qui est la cas dans la mise en ampoules
sous azote - on provoque, chez certaines bactéries aérobies/anaérobies
facultatives, la production pendant un certain temps des enzymes
réductases de la dénitrification. La réduction des nitrates est
couplée à l'oxydation :
-
soit de composés minéraux comme
le soufre, avec Thiobacillus denitrificans
- soit de composés carbonés organiques,
Bacillus azotoformans, Bacillus aminovorans...
En
aquarium, en eau douce comme en eau de mer, on
cherchera à privilegier la respiration anaérobie hétérotrophe qui
exige une source organique de carbone combustible qui
peut être du Méthanol, du Glucose ou tout simplement les déchets
organiques du milieu
: cadavres, excès de nourriture etc... pour
éviter les complications liées à l’existence de fermentations dans
les zones anaérobies avec productions possibles de Méthane, d’Hydrogène
sulfuré.
Par ailleurs ces êtres vivants nécessitent également entre autres
choses une source de phosphore.
Il sera possibled'en rajouter sous la forme d’hydrogénophosphate
de sodium ou de potassium
(Lavigne 1993)
mais la plupart du temps la présence de phosphates dans l'aquarium
est suffisante pour faciliter cette denitrification
hétérotrophe.
Ceci
explique la diminution des phosphates lors de l'utilisation de concentrés
bactériens bien élaborés..
Voilà
le principe d'action de l'épuration biologique.
Pour
en savoir plus : www.prodibio.fr
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