|

Les
nudibranches
par Jean Claude RINGWALD
Rares sont les aquariophiles qui à la vue d'un nudibranche
n'ont pas été fascinés par ces petits joyaux
évoluant avec grâce à travers l'aquarium. Devant
l'intérêt croissant qui se développe envers
ces gastéropodes il semblait utile d'apporter à nos
lecteurs un aperçu sur leur mode de vie et leur maintenance
en captivité.
 |
| Hervia
costal: Ce nudibranche fréquente les zones rocheuses de
la Méditerranée en se nourrissant essentiellement d'hydraires
coloniaux du genre Eudendrium. Photo: Guy Bayer |
L'ordre des nudibranches comprend des espèces pouvant peser
jusqu'à 1,5 Kg. Ce qui caractérise l'aspect extérieur
de leur corps est la symétrie de la forme qui peut ressembler
à celle des limaces mais également être aplatie.
Les nudibranches n'ont pas de coquille, celle-ci étant remplacée
par des spicules calcaires noyées dans la peau. Celle ci
peut présenter différents aspects: lisse, rugueux,
recouvert de protubérances, etc. Ils ont généralement
deux paires de tentacules sur la tête, dont l'une possède
une gaine extérieure dans laquelle ils peuvent se rétracter.
La cavité du manteau et des véritables branchies internes
sont inexistantes, mais de nombreuses espèces ont développé
des structures respiratoires secondaires. Celles ci peuvent se présenter
sous la forme de plis le long du corps ou sous la forme d'excroissances
digitales près de l'anus. Certaines espèces sont presque
translucides à tel point parfois que l'on peut distinguer
tous les organes internes.
Les nudibranches sont cosmopolites et vivent pour la plupart sur
le substrat, toutefois certaines espèces vivent enterrées
dans la vase ou tout autre substrat très mou. Tous les nudibranches
sont des prédateurs qui se nourrissent d'autres invertébrés.
Certains d'entre eux sont des spécialistes alimentaires qui
ne se nourrissent que d'une seule sorte d'animaux. Parmi les espèces
qui se nourrissent de Coelentérés, celles du sous
ordre Aeolidacea arrivent à s'imprégner des cellules
urticantes pour organiser leur propre défense. D'autres sécrètent
des substances nauséabondes pour repousser d'éventuels
prédateurs. Le patron de coloration peut varier d'une espèce
à l'autre, certains animaux sont particulièrement
colorés, d'autres ont une robe qui permet un excellent camouflage.
L'aquariophile devrait toujours manipuler les nudibranches avec
précaution car leurs sécrétions peuvent causer
de fortes inflammations, voire des brûlures sur la peau.
L'ordre des nudibranches est divisé en quatre sous ordres
principaux: Dendronotacés, Doridacés, Arminacés
et Aeolidacés. Il est malheureusement impossible de décrire
toutes les espèces des diverses familles, aussi je me restreindrai
à celles qui sont les plus colorées et par conséquent
les plus susceptibles d'être importées par les aquariophiles
ou récoltées par leurs propres soins dans nos eaux
cotières.
Caloria maculata: Cette espèce dont la taille ne dépasse
pas trois centimètres a un corps translucide rose orné
de protubérances tentaculaires dont la couleur vire au rouge.
L'ensemble est recouvert de fines mouchetures blanches. La partie
frontale est ornée de deux tentacules assez longs (près
d'un centimètre). Elle vit en Méditerranée
dans les zones rocheuses et se nourrit d'hydraires dont elle stocke
les cellules urticantes pour se protéger des prédateurs.
Casella atromarginata: Cette espèce de couleur blanchâtre
dont la taille peut atteindre cinq centimètres de long a
une structure de corps assez résistante et coriace. L'extrémité
des replis du manteau est ornée d'un fin liseré brun.
Les branchies sont brunes. Elle vit dans les récifs de l'Indo-Pacifique
et s'alimente de spongiaires.
Chromodoris quadricolor: Cette limace peut avoir une taille
de 5 cm de long. Sa coloration est caractéristique: robe
bleue ornée de fines stries noires, le bord du manteau est
orné d'une fine bande blanche avec une bande orangée
plus large sur le bord extérieur. Cette espèce est
très commune dans les récifs de l'Indo-Pacifique où
elle s'alimente de spongiaires. Il existe un assez grand nombre
de différentes espèces de Chromodoris dont la couleur
s'apparente souvent à l'espèce précitée.
D'autres ont toutefois un patron de coloration totalement différent:
ainsi Chromodoris coi a un corps de couleur blanche, le centre
du dos est orné d'une tache brune dont les bords forment
de magnifiques méandres. La plupart d'entre elles se nourrissent
de spongiaires.
 |
| Coryphella
pedata: Cette limace est également capable de stocker les
cellules urticantes des hydraires dans ses replis et protubérances
cutanées. Photo: Jean-Claude Ringwald |
Coryphella pedata: Avec ce gastéropode qui mesure
jusqu'à quatre centimètres de long, nous avons affaire
à une espèce d'aspect délicat. Il est de couleur
violette. Son corps est orné de longues et fines protubérances
tentaculaires. Il vit en Méditerranée dans les zones
rocheuses. Comme les autres représentants du sous ordre des
Aeolidacés, cette limace est capable de stocker les cellules
urticantes des hydraires dont elle se nourrit dans ses replis et
protubérances cutanées.
Dendrodoris communis: Cette limace est originaire de l'Indo
Pacifique. Elle est de couleur uniformément jaune et ses
flancs sont ornés d'un voile ondulé. Elle vit sur
des spongiaires de même couleur qui apportent à la
fois camouflage et alimentation. Cette homochromie par rapport à
l'animal nourricier n'est d'ailleurs pas rare chez les nudibranches.
Une homochromie de couleur identique se retrouve chez un autre Doridacé:
Notodoris citrina et une éponge jaune du genre Leucetta
(voir description de l'espèce).
Dendrodoris limbata: Cette espèce de couleur sombre
peut atteindre jusqu'à jusqu'à vingt centimètres
de longueur. Elle vit en Méditerranée où on
la rencontre déjà à faible profondeur. Comme
l'espèce précédente, elle se nourrit de spongiaires
et plus particulièrement de Suberites domuncula.
Doto fragilis: Cette limace ne dépasse pas trois centimètres
de long. On la rencontre en Méditerranée et dans l'Océan
Atlantique. Ce gastéropode se reconnait aux 9 monticules
de tubercules circulaires qui ornent son dos. Cette limace se nourrit
exclusivement d'hydraires, en particulier des Nemertesia.
 |
| Flabellina
affinis: Cette espèce de petite taille affectionne les colonies
d'hydraires du genre Eudendrium. Photo: Guy Bayer |
Flabellina affinis: Avec cet animal nous avons affaire
à une autre espèce de petite taille puisqu'elle ne
dépasse pas deux centimètres de long. De coloration
rose violet, sa description est proche de Coryphella pedata
avec lequel il est souvent confondu et dont il partage les moeurs
et le biotope. Ce nudibranche affectionne particulièrement
les colonies d'hydraires du genre Eudendrium. Il existe dans
l'Indo-Pacifique une espèce relativement rare (Flabellina
ornata) dont l'aspect du corps est rose pâle.
Glossodoris species: Ce genre qui a une très vaste
distribution géographique, comprend Glossodoris festiva
est une belle limace dont la couleur est bleu brillant avec les
flancs et la partie centrale du dos ornés d'une fine bande
blanche. De petites ponctuations blanches sont alignées entre
les bandes. Les antennes frontales sont rouges. Les branchies, situées
sur la partie inférieure du dos, sont rouges et blanches.
Ses habitudes alimentaires sont malheureusement mal connues.
 |
| Glossodoris
gracilis: Cette espèce originaire de la Méditerranée de
deux centimètres de long vit sur les colonies d'hydraires dont
elle se nourrit probablement. Photo: Jean-Claude Ringwald |
Glossodoris gracilis: Cette espèce originaire de
la Méditerranée dépasse rarement deux centimètres
de long. Elle vit sur les colonies d'hydraires dont elle se nourrit
probablement.
 |
| Glossodoris
luteorosea: Egalement originaire de la Méditerranée, cet
animal de deux centimètres de long vit sur les colonies d'hydraires.
Dans l'aquarium, lorsqu'on la place sous un éclairage à rayonnement
bleu. elle prèsente une vision quasi irréelle par sa luminescence.
Photo: Guy Bayer |
Glossodoris luteorosea: Egalement originaire de la Méditerranée,
cet animal de deux centimètres de long vit sur les colonies
d'hydraires. Les couleurs brillantes de cette limace passent difficilement
inapercues: Le corps violet lumineux est parsemé de taches
jaunes entourées d'un cercle violet foncé. Dans l'aquarium,
lorsqu'on la place sous un éclairage à rayonnement
bleu, elle présente une vision quasi irréelle par
sa luminescence.
 |
| Glossodoris
vatentrennes: Provenant de la Méditerrannée cette limace
fréquente les zones riches en végétaux et en animaux sessiles
de toutes tailles. Photo: Guy Bayer |
Glossodoris vatentrennes: Cette espèce est un peu
plus grande que les précédentes puisqu'elle peut atteindre
jusqu'à cinq centimètres de longueur. Le corps dont
la couleur tire au brun olive est orné de fines stries et
pointillés jaunes. Provenant de la Méditerrannée
cette limace fréquente les zones riches en végétaux
et en animaux sessiles de toutes tailles.
Hermissenda crassicornis: Atteignant environ cinq centimètres
de long, sa description est proche de Caloria maculata mais
la coloration est brunâtre. Cette limace se nourrit d'hydraires,
de bryozoaires, de petits mollusques et ascidies. Il s'agit probablement
de l'Aeolidacé le plus commun de l'Indo-Pacifique. Il vit
tant dans les herbiers que dans les mares intertidales ou les zones
rocheuses.
Hervia costal: Aspect superficiel semblable à Flabellina
affinis toutefois les tentacules du dos sont plus courts. Le
corps est blanc rosâtre et d'aspect translucide. Les tentacules
sont rougeâtres. Ce nudibranche fréquente les zones
rocheuses de la Méditerranée en se nourrissant essentiellement
d'hydraires coloniaux du genre Eudendrium.
 |
| Hexabranchus
species: Il en existe diverses espèces. Leur capacité de
nager en pleine eau en faisant onduler tout leur corps ainsi
que la couleur d'un rouge plus ou moins marqué de leur manteau
leur ont valu le célèbre nom de danseuses espagnoles. Bien que
leur nage gracieuse soit une merveilleuse attraction, ces espèces
ne conviennent pas à l'aquarium car elles refusent toute nourriture.
Photo: Guy Bayer |
Hexabranchus species: Il en existe diverses espèces.
(H. imperialis, H. sanguineus, H. flamulatus)
Leur capacité de nager en pleine eau en faisant onduler tout
leur corps ainsi que la couleur d'un rouge plus ou moins marqué
de leur manteau, leur ont valu le célèbre nom de danseuses
espagnoles (angl.: spanish dancer). Ce sont toutes des espèces
de grande taille (jusqu'à vingt centimètres de long)
qui vivent dans les récifs de l'Indo-Pacifique. Malgré
l'attraction que représente leur nage gracieuse, ces espèces
ne conviennent pas à l'aquarium car elles refusent toute
nourriture, dépérissent lentement pour disparaitre
lamentablement au bout de quelques mois.
 |
| Hexabranchus
imperialis: Ce genre fait partie des plus grands nudibranches,
comme on peut le voir à l'échelle du plongeur. Photo: Guy Bayer |
Hypselodoris tricolor: Cette espèce a une coloration
typique: la couleur du manteau est bleu foncé orné
d'une fine bande centrale blanche ainsi qu'une fine bande blanche
circulaire sur les bords. Elle vit dans les zones rocheuses de la
Méditerranée et se nourrit d'éponges.
Notodoris citrina: Cette limace de petite taille se caractérise
par une robe jaune citron et une peau granuleuse. Elle vit dans
l'Indo-Pacifique sur des éponges de couleur identique qui
lui apportent un parfait camouflage par une parfaite homochromie
tout en lui servant de nourriture.
Notodoris megastima: La couleur du corps jaune, orné
de taches très sombres sur le dos est frappante pour cette
espèce. La peau présente un aspect verruqueux. Cet
animal d'environ quatre centimètres de long vit dans les
récifs de l'IndoPacifique et se nourrit probablement d'hydraires.
 |
| Peltodoris
atromaculata: Elle prend également une forme aplatie comme
on peut le voir sur cette photographie en train de dévorer une
éponge du genre Suberites. Photo: Guy Bayer |
 |
| Peltodoris
atromaculata: Par les traces laissées sur ce spongiaire
on peut apprécier la puissance de râpe de la radula. Photo:
Jean-Claude Ringwald |
Peltodoris atromaculata: Ce nudibranche qui peut atteindre
six centimètres de long, a un corps blanc recouvert de taches
brunes. Il vit en Méditerranée dans les zones rocheuses
en se nourrissant presque exclusivement de Petrosia dura
une éponge de la famille des Renieridés.
| |
| Phyllidia
species. Ces animaux très colorés ont une peau d'aspect
verruqueux. Certains d'entre eux secrètent un mucus toxique
pour repousser les prédateurs. Celui ci est sans doute en train
de brouter un Sarcophyton. Photo: Guy Bayer |
Phyllidia bourguini: Cette limace a un corps orné
alternativement de bandes bleu clair et bleu foncé. Les protubérances
verruqueuses sont bleu ciel à la base et jaune aux extrémités.
Phyllidia ocellata: Son corps est de couleur orange. L'extrémité
des protubérances est blanche. Certaines d'entre elles sont
ornées d'une bande circulaire sombre au centre et bleu clair
à l'extérieur.
Phyllidia varicosa: Sa robe est bleu foncé. Les protubérances
sont ornées à la base de bleu qui s'étale sur
le manteau en forme de tache longitudinale. L'extrémité
des protubérances est jaune.
 |
| Phyllidia
species. Ces animaux très colorés ont une peau d'aspect
verruqueux. Certains d'entre eux secrètent un mucus toxique
pour repousser les prédateurs. Celui ci est sans doute en train
de brouter un Sarcophyton. Photo: Guy Bayer |
Phyllidia species. Ces animaux très colorés,
d'une dizaine de centimètres de long ont une peau d'aspect
verruqueux. Certains d'entre eux secrètent un mucus toxique
pour repousser les prédateurs. Ils se nourrissent généralement
de spongiaires mais peut-être aussi de coraux mous. Ils vivent
dans les .récifs de l'IndoPacifique.
Polycera capensis: Sa taille peut atteindre cinq centimètres
de long. Le corps est bleu ciel strié de deux bandes noires.
Le dos est recouvert d'apophyses pointues de couleur jaune. Cette
espèce fait des apparitions saisonnières dans les
eaux peu profondes des récifs coralliens. On ne connait malheureusement
pas grand chose sur ses habitudes alimentaires mais l'on peut supposer
qu'elle se nourrit comme l'espèce suivante de colonies de
bryozoaires.
Polycera faeroensis: Il s'agit d'une espèce plus petite que
la précédente puisqu'elle n'a que quatre centimètres
de long. La couleur du corps presque translucide est bleu pâle.
Le dos est orné d'une paire de fines bandes jaunes jusqu'aux
branchies, puis se termine par une fine bande jaune sur le centre.
Elle se caractérise par huit apophyses frontales qui ornent
la tête en plus des tentacules. L'ensemble branchies, apophyses
et tentacules ont les extrémités de couleur jaune.
Elle vit dans le Nord-Est de l'Océan Atlantique dans les
eaux peu profondes des zones rocheuses en se nourrissant de Bryozoaires
coloniaux du genre Membranipora.
Tambja affinis: Sa coloration est bleu vert foncé
avec de fines bandes longitudinales foncé jaunes. Cette limace qui
peut atteindre six centimètres de long vit dans les récifs
de l'Indo-Pacifique et se nourrit de divers petits animaux coloniaux
(hydraires, etc.).
Trapania maculata: Nous avons affaire avec ce nudibranche
à l'une des plus petites espèces puisqu'elle ne dépasse
pas quinze millimètres de long. Cette limace assez peu connue
se caractérise par des dessins d'un jaune très vif
sur fond bleu verdâtre. Elle se distingue également
par des tentacules lamellaires et des branchies pointées
vers l'arrière. On la rencontre dans les zones rocheuses
de l'Océan Atlantique et de la Méditerranée.
Elle se nourrit de bryozoaires.
 |
| Tritoniopsis
alba: Ce nudibranche que certains auteurs classent parmis
les Dendronotus species de couleur blanche se distingue surtout
par les magnifiques excroissances arborescentes très fines qui
ornent ses flancs et vit dans l'Indo-Pacifique. Il se nourrit
surtout d'Alcyonaires du genre Sinularia. Photo: Jean-Claude
Ringwald |
Tritoniopsis alba: Ce nudibranche de couleur blanche se
distingue surtout par les magnifiques excroissances arborescentes
très fines qui ornent ses flancs. Certains auteurs classent
cette limace parmi les Dendronotus species. Cela tient sans
doute du changement de morphologie de l'animal selon qu'il soit
bien alimenté ou non. Les jeunes spécimens sont également
plus élancés et graciles que les adultes. Cette espèce
vit dans l'Indo-Pacifigue et se nourrit surtout d'Alcyonaires du
genre Sinularia. J'ai d'ailleurs introduit cet animal involontairement
dans mon aquarium lors de l'acquisition d'un Sinularia et
depuis je vis avec cet horrible dilemme: le laisser dévorer
lentement mais sûrement mon Alcyonaire ou le déplacer
dans un autre bac dans lequel il dépérira faute de
nourriture adéquate.
Nous avons ainsi passé en revue la plupart des espèces
de nudibranches qui pourraient un jour ou l'autre se retrouver dans
nos aquariums, qu'ils y aient été introduits volontairement
ou non. Cet article a été écrit en fonction
de la demande de certains de nos lecteurs qui désiraient
avoir plus de renseignements sur ces gastéropodes étant
donné l'absence de données dans la littérature
actuelle.
Je tiens toutefois à préciser que ces magnifiques
animaux étant donné leur spécialisation alimentaire,
ne sont pas les plus faciles à maintenir en captivité.
Tout aquariophile sérieux devrait avant d'envisager leur
acquisition, réfléchir s'il est effectivement capable
de leur offrir une alimentation adéquate. Certaines personnes
me rétorqueront qu'ils ont maintenu des limaces pendant plusieurs
mois. Cette affirmation est vraie puisque ces animaux peuvent survivre
plus de six mois sans s'alimenter. Toutefois ils vivent alors sur
leurs réserves, et au fur et à mesure que le temps
passe, leur taille diminue pour ne laisser en fin de compte qu'une
"peau de chagrin".
Les espèces qui ne se nourrissent pas d'un animal en particulier,
peuvent être alimentées par des formes de substitutions.
Ainsi les colonies d'hydraires ou d'anémones de verres (Aiptasia)
peuvent parfaitement convenir à un certain nombre de limaces.
On arrive à faire prospérer ces colonies en introduisant
journalièrement des nauplies d'artémias, des infusoires
marines ou encore des brachionus. Pour les limaces se nourrissant
de spongiaires, il conviendra d'acquérir ces derniers chez
un commerçant lorsque celles ci sont disponibles ou encore
en ramener du bord de mer à l'occasion des vacances. Pour
ce qui est des bryozoaires, il conviendra de les ramener de la mer
étant donné que ces animaux ne sont presque jamais
proposés dans le commerce. L'aquariophile suffisamment motivé
pourra même envisager leur reproduction en captivité.
En effet, les nudibranches sont hermaphrodites et possédent
donc à la fois un pénis et un vagin. Cette particularité
permet de se limiter à l'acquisition de deux individus. La
ponte des nudibranches se présente généralement
sous la forme d'une fine bande spiralée. La croissance des
juvéniles bien alimentés est assez rapide: ainsi dans
mon bac un Dendronotus est passé en quelques mois de moins
d'un centimètre de long à plus de trois centimètres.
J'espère que cet article apportera suffisamment d'informations
à tous ceux qui veulent maintenir ces magnifiques animaux
que sont les nudibranches et je leur souhaite beaucoup de plaisir
et de réussite dans leur entreprise.
Toute représentation ou
reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement
de Récif France ou de ses ayants cause, est illicite.
|
| | |
|
|
|
|
|
© RECIF FRANCE - Tous
droits réservés. Récif onLine V3.0
Association Française des Amateurs d'Aquariophilie Marine et Récifale.
Editeur
des Lettres
Récifales, seule publication bimestrielle
de langue française consacrée exclusivement à l'aquariophilie marine
et récifale.
Mentions légales
|