L'aquariophilie marine à la portée de tous






 

 


Fruits et légumes frais pour le récif
- tout ce qui peut se manger -

Texte et photos : Leo Gessert

Attention !
Toutes les données concernant les agents et contenus des fruits, salades et légumes présentés et leurs effets sont basés sur le corps humain.

Pour la plupart des produits alimentaires énumérés par la suite, le conseil suivant reste valable : Nettoyez les soigneusement !


Que contient aujourd'hui la carte des menus ?
Est-ce que je prends un repas végétarien (herbivore) ou est-ce que je me laisse convaincre par l'offre généreuse et vive l'alimentation à base de chair (carnivore) ? Les poissons de nos aquariums ne peuvent pas se poser cette question, car les aquariums ne couvrent que légèrement les besoins alimentaires des poissons, si bien qu'ils dépendent finalement de leur maître, c'est à dire nous.
Se pose la question de savoir ce que nous offrons à nos animaux, afin de les alimenter de façon équilibrée. Certes il existe dans le commerce une foule de nourritures différentes de la nourriture surgelée, aux algues jusqu'aux paillettes dans les compositions et les formes de présentation les plus diverses.

Mais cela est-il suffisant ?
En songeant à la période de me débuts en aquariophilie marine je peux très bien me souvenir que beaucoup de poissons étaient vraiment obligés de se nourrir en se débrouillant seuls. Les causes étaient en grande partie dues au fait d'informations non fondées contrairement à l'avis de beaucoup d'autres selon laquelle les animaux trouvaient assez de nourriture. Certainement que dans la plupart des aquariums les petits organismes et les microorganismes se sont multipliés et se multiplient (puces d'eau, etc.) que les algues croissent en fonction de l'éclairage, mais d'une part pas en quantités suffisantes et d'autre part pas en variétés d'espèces susceptibles de couvrir dans la mesure du possible les besoins alimentaires. Ainsi j'ai moi-même pu voir des poissons-chirurgiens et d'autres espèces chez lesquelles la famine et les symptômes de carences étaient visibles.
Il ne s'agit pas d'un reproche vis à vis de ces aquariophiles, car il n'y avait pas beaucoup de possibilités à l'époque pour se procurer la nourriture correspondante. Déjà à l'époque ont testait et on improvisait beaucoup. Pour les espèces de poissons carnivores le commerce proposait de la nourriture surgelée. Il était aussi possible de se référer à l'offre pour les poissons d'eau douce, mais le commerce alimentaire proposait également des
produits alimentaires qui convenaient comme nourriture pour nos poissons d'eau de mer. Je pense aux crevettes, aux coquillages, aux filets de poissons, etc.
Justement la croissance des algues a souvent posé problème dans nos aquariums, car souvent il s'agit des indésirables algues filamenteuses qui parfois ont complètement envahi l'aquarium. Je ne connais pas de poisson qui s'intéresse en priorité aux algues filamenteuses. Je ne parle pas du petit Aufwuchs* mais des luxuriantes et longues algues filamenteuses. Je parle avec expérience, ayant vécu ce fléau, qui m'a presque conduit à abandonner ce magnifique hobby.
Il existe sûrement encore la possibilité d'offrir des Caulerpes. En réalité je n'ai pas introduit de Caulerpa dans mon aquarium, afin de remplir l'estomac de mes poissons, mais pour des raisons optiques et autres comme des raisons d'utilité (paramètres de l'eau, etc.), toutefois de tels résultats positifs n'ont jamais eu lieu dans mon aquarium, puisque les Caulerpes quelles que furent les espèces et la quantité, ont été rapidement consommés par les poissons-chirurgiens. Entre temps je me suis fait plus de soucis qu'avec la distribution de pissenlit, car la Caulerpe extrait des substances nocives de l'eau et les stocke. Celles-ci sont absorbées lors de la consommation par les poissons. Mais je pense qu'il ne faut pas se faire trop de soucis car même dans le cas d'une consommation abondante je n'ai pas pu observer de changements négatifs chez mes animaux.
Le plus ennuyeux pour moi c'est qu'il s'agissait toujours des algues les plus décoratives qui visiblement étaient très rapidement consommées par les poissons-chirurgiens et certes de façon si définitive que même le retrait de la pierre colonisée ne permettait plus de sauver l'algue.

Et qu'elles étaient belles mes algues...
Depuis il existe la possibilité de nourrir nos poissons de manière ciblée avec des algues, puisque nous êtres humains les avons aussi découvertes comme aliments. Je pense aux plaquettes d'algues séchées disponibles dans les commerces alimentaires (boutiques asiatiques), qu'il est possible d'acheter pour les sushis. Ces algues sont disponibles sous forme de différentes espèces. Je connais nombre d'aquariophiles qui offrent cette nourriture complémentaire à leurs poissons. Une fois fixées entre des aimants, un clip plastique ou des pierres, cette algue se ramollit rapidement et est rapidement consommée.
Là encore, il y a eu et il y a de nombreuses possibilités, pour élargir l'offre alimentaire. Je peux parfaitement me souvenir des longues discussions concernant les bienfaits d'une éventuelle distribution d'un complément alimentaire sous forme de fruits, de légumes, de salades, etc. Quel est l'effet de la consommation de salade, de pissenlit, etc. sur la santé des animaux ? Quelles sont les réactions des paramètres de l'eau ? Toutes ces questions qui ont nécessité beaucoup de courage et de détermination. Mais comme souvent en aquariophilie marine, si personne ne teste il n'est pas possible d'avoir de réponse.

Espèces
Eau (%)
K (mg)
P (mg)
Mg (mg)
Ca (mg)
Fe (mg)
Vitamine C
Provit A
Pissenlit
89,9
590
68
23
50
1,2
115
384
Laitue
95,0
224
33
11
37
1,1
13
130
Epinard
91,6
633
55
58
126
4,1
52
700

C'est au cours de l'été 1988 lors d'une promenade que j'ai vu un magnifique pissenlit poussant sur une prairie.
Rapidement j'ai cueilli quelques feuilles pour les ramener à la maison. Là je les ai soigneusement rincées sous l'eau chaude, je les ai coincées entre deux aimants et plongées dans l'aquarium. Nous étions tous inquiets - les poissons en raison de l'aspect inhabituel, qui est subitement apparu dans leur territoire et moi, parce que je me faisais du souci pour mes poissons, car je ne savais pas comment ils allaient réagir en fonction du goût du pissenlit. Je savais que la consommation de jeunes pissenlits sous forme de salade pouvait être un régal pour l'homme, qu'il est possible d'en faire un sirop au goût de miel et que même les racines pouvaient être utilisées puisqu'elles ont été utilisées après la guerre sous la forme séchée pour en faire un succédané de café. De plus le pissenlit est utilisé comme prévention des rhumatismes. Ce qui est bon pour l'homme ne peut pas être mauvais pour les poissons. Très rapidement le Zebrasoma jaune (Zebrasoma flavescens) s'est prudemment approché du pissenlit commençant à le mordiller. Cela semblait lui plaire car ensuite il l'a consommé avec beaucoup d'appétit. Les autres poissons-chirurgiens l'avaient observé et avaient maintenant peur d'arriver trop tard. Poussé par la jalousie un poisson après l'autre s'est approché du pissenlit pour commencer à en consommer. Au bout de quelques minutes les feuilles avaient disparu et il ne restait plus que les tiges. J'aurai pu en rajouter, mais je voulais d'abord attendre, comment les poissons allaient réagir face à cette nourriture inhabituelle, mais le lendemain tous étaient en bonne santé. Les aquariophiles amis ont été prévenus du succès.

Quelques informations comparatives concernant la quantité de substances nutritives des sources de nourriture complémentaires:
Naturellement il était clair que l'apport de pissenlit ne pouvait pas être la seule source de nourriture. Il n'est certainement pas bon de distribuer chaque jour du pissenlit. Maintenant c'était au tour des salades. Comme des amis avaient déjà essayé la laitue j'ai testé la batavia. Avec succès du moins dans mon aquarium, car la batavia est préférée à toutes les autres salades. Les poissons qui avaient avant un aspect maigrichon commençaient lentement à avoir des formes rondes. Il m'était toutefois possible d'observer, que – lorsqu'il y a consommation trop fréquente et trop importante – celle-ci était du moins partiellement expulsée non digérée. Il fallait encore varier le planning alimentaire. En 1993 ou 1994 un aquariophile m'a signalé qu'il donnait à ses poissons des morceaux de bananes que ceux-ci ont consommé. Bon, pourquoi pas. Rapidement de petites tranches de bananes mûres ont été fixées avec un élastique sur une pierre. Le succès a plutôt été mitigé. La population piscicole de l'époque ne semblait pas très emballée par ce fruit. J'ai renouvelé l'expérience à plusieurs reprises. Certes de la banane a été consommée mais j'ai toujours dû retirer de minces lamelles du bac au bout d'un certain temps. Le succès n'a eu lieu que quelques années plus tard avec une nouvelle population. Bien qu'il s'agissait des mêmes espèces de poissons-chirurgiens ceux-ci ont consommé avec appétit la banane. Mais attention – veillez à ne pas en distribuer trop souvent en trop grande quantité. Je n'en distribue que tous les deux semaines. Je ne peux certes pas le prouver, mais je fais confiance à mes amis aquariophiles qui conseillent eu égard au bien-être des poissons de ne pas distribuer trop souvent cette nourriture. Du reste la banane est aussi acceptée par les autres habitants du bac. Il peut ainsi arriver que les poissons, lorsqu'il y a trop de bernard l'ermite dans le bac doivent se montrer très rapides, car si ceux-ci ont trouvé le chemin vers la banane – à condition que celle-ci repose sur le sol, ne puissent plus atteindre la nourriture.
Enhardi par ces expériences ainsi que celles d'autres aquariophiles, j'ai offert par la suite beaucoup d'autres sortes de fruits et de légumes à mes poissons par exemple le concombre. J'en ai coupé des rondelles, les ai fixé dans le bac et elles sont consommées en peu de temps. Personnellement j'épluche le concombre et je lave bien toutes les espèces d'aliments décrits.

Quelles autres possibilités y avait-il encore pour enrichir la carte alimentaire ?
L'épinard, si possible frais sous forme de feuilles. Mais attention - bien blanchir l'épinard. Naturellement il est possible d'utiliser des épinards surgelés, toutefois il faut en sélectionner du non cuisiné. En fait l'épinard est bien accepté, néanmoins il ne faut pas en proposer en grandes quantités et retirer de l'aquarium les restes non consommés, si on veut maintenir une eau de qualité. Ceci est bien sûr valable pour toutes les espèces d'aliments cités. Outre la batavia, l'endive est également très nutritive, mais hélas elle n'est pas disponible durant toute l'année. Mes poissons-chirurgiens en raffolent. Par contre le Ctenochaetus strigosus n'en veut absolument pas. Il l'a une fois goûtée puis immédiatement recrachée. Il y a aussi la mâche. Bien laver et servir. Très rapidement il ne reste plus que les tiges. C. strigosus s'y attaque aussi. J'ai aussi essayé d'offrir de la chicorée à mes poissons, toutefois sans succès. Probablement est-elle trop amère, car même les chirurgiens les plus voraces comme mes deux Paranthurus hepatus l'évitent comme la peste. Cela valait le coup de faire un essai. Cela peut paraître bizarre mais les poissons consomment aussi du persil. A cet effet je me suis procuré un pot de persil, ai prélevé quelques tiges et les ai coincé entre deux aimants. Les poissons ont dévoré le persil y compris les tiges. Ceci est certainement dû au fait que les tiges contiennent autant d'arôme que les feuilles.

Une fois pris par la passion de l'expérimentation je suis devenu téméraire et – beaucoup pensent maintenant que je suis fou – j'ai aussi proposé du poivrons cru. Cela fonctionne. Les poissons n'ont pas hésité longtemps à accepter cette nourriture. Ils préfèrent les espèces vertes allongées provenant de Hongrie. Le poivrons rouge ne leur plait pas particulièrement, mais par contre aux bernard l'ermites. Si vous désirez faire un inventaire de vos bernard l'ermites il suffit de placer le soir du paprika rouge dans le bac. Très rapidement ils sortent de tous les coins et cachettes pour consommer le poivron. Evitez d'utiliser du poivron épicé! Outre la banane déjà citée, il y a d'autres sortes de fruits que l'on peut donner en toute sécurité aux poissons. Les résultats visibles sous forme de poissons sains bien nourris m'ont encouragé à rechercher de nouvelles variétés d'aliments. Des aquariophiles mais ont également expérimenté et partagé leurs expériences. Plus d'une réunion a été consacrée au sujet, des vidéos et des photos ont prouvé les résultats.
Il est intéressant d'observer avec mon deuxième aquarium avec une population quasi identique des habitudes alimentaires complètement différentes. Si dans mon premier bac les Zebrasoma flavescens, les Ctenochaetus strigosus, les Paranthurus hepatus ainsi que le Acanthurus achilles et l' Acanthurus pyroferus ont particulièrement apprécié les fruits, mes animaux actuels préfèrent la salade et les légumes. J'aimerai cependant citer les sortes de fruits que les poissons consomment et supportent bien. Par exemple l'Ananas. Je pense que personne n'a l'idée d'utiliser des conserves. Il faut un bel ananas frais. Je l'ai pelé et coupé en petits morceaux. J'ai placé un morceau sur un fil de fer coincé entre deux aimants. Les poissons ont d'abord goûté avec prudence. Entre temps ils ont appris à reconnaître les aimants, que ce soit avec de la salade ou autre. Ils savent qu'il y a toujours quelque chose à consommer. Rapidement les premiers poissons ont testé la nourriture. Il s'agit le plus souvent de Z. flavescens. Dans le cas de l'ananas j'ai pu observer qu'il n'était pas toujours immédiatement accepté. Visiblement cela dépend du degré de maturité et du goût qui y est lié (sucré – acide).
Ensuite je me suis attaqué au kiwi. Assez réticent personnellement vis à vis de ce fruit j'ai d'abord dû m'y habituer avant d'en donner à mes poissons.

Lors d'une réunion à Leipzig j'ai rencontré Ellen Thaler. A un moment elle m'a demandé si j'avais une idée de ce qu'il était possible de donner comme nourriture complémentaire aux poissons. Je répondis: ''donne du kiwi". Ellen me regarda étonnée, avant de se rallier à mon idée.
Ce que mes poissons aiment consommer sont les melons comme les pastèques (Citrullus lanatus) et les melons de miel (Cucumis melo). J'ai découpé de petits morceaux, fixés ensuite sur du fil de fer. Très rapidement les ''dégustateurs" ont fait leur test de goût. Ce n'était alors plus qu'une question de temps jusqu'à ce qu'il ne reste plus que la peau du melon. L'avantage des melons est constitué par leur importante teneur en eau. Il est possible des laisser quelques heures dans le bac.
J'ai également proposé du raisin à mes poissons. J'ai d'abord dû tester leur acceptabilité. Il faut au préalable peler les raisins, les couper et placer les deux moitiés sur le fil de fer. Maintenant les poissons y ont accès.
Il me faut encore parler de la pomme. Il faut également la peler. Elle ne doit être ni trop dure ni trop acide. Le morceau de pomme est aussi fixé sur le fil de fer puis immergé dans le bac.

Pour terminer j'aimerai insister sur certains faits essentiels. En particulier, toutes les données concernant le mode actif se réfèrent exclusivement au corps humain. C'est pourquoi je ne peux pas affirmer que par exemple un effet diurétique fonctionne également chez les poissons. Mais je pense que les salades, les fruits et le légumes présentent un enrichissement de la gestion de l'alimentation des poissons. De plus je suppose que toutes les sortes d'aliments proposés soient soigneusement lavés et exempts de pesticides. Il a été observé que outre les poissons-chirurgiens beaucoup d'autres habitants du bac s'intéressaient à ces aliments comme les labridés, les balistes Odonus niger, les blennies, etc. De nombreux bernard l'ermites s'intéressent également à cette nourriture complémentaire. Il existe certainement beaucoup de possibilités pour nourrir si possible de façon conforme à l'espèce nos poissons. C'est la raison pour laquelle je veux encore décrire une méthode testée avec succès qui n'a rien à voir avec les fruits et les légumes, toutefois pas directement. A cet usage on utilise des pellets (granulés) utilisés pour l'élevage des truites. On peut distribuer directement ces granulés aux gros poissons, il est aussi possible de les enrichir en les écrasant dans un mortier. Ensuite on les place dans un petit récipient et on les arrose avec du jus de carotte. Une heure plus tard le jus est absorbé par la poudre de granulés et forme une bouillie. Il est possible de la distribuer. Les animaux absorbent en même temps les granulés nourrissants avec les vitamines du jus de carottes. Il faut cependant veiller à ne pas en distribuer de trop sinon on risque de polluer l'eau.
Sûrement que cette alimentation de substitution ne pourra pas remplacer la nourriture naturelle que les animaux trouvent dans les mers et les récifs, mais elle leur fournit la plus grande partie des vitamines, des oligo-éléments, des minéraux, etc. nécessaires.
Chez certains poissons à problème comme chez Acanthurus achilles mais aussi parfois chez Zebrasoma flavescens on a rapidement pu observer que leur corps devenait plus robuste et que les rondeurs surtout sur le dos augmentaient. Je connais quelques aquariophiles dont les poissons-chirurgiens sont morts de faim malgré les aliments disponibles sur le marché. Dans ce cas le complément en nourriture à base de crudités peut jouer un rôle déterminant empêchant les animaux de mourir de faim.

Algues, la source de nourriture principale de nombreux poissons-chirurgiens : elles produisent des acides gras, des vitamines et des substances actives pharmaceutiques, nettoient les eaux usées et fournissent de l'énergie. Les algues sont des êtres vivants qui se contentent de peu. Pour leur croissance elles ne nécessitent que des substances minérales, de l'eau, du gaz carbonique et de la lumière solaire. En contrepartie elles fournissent des acides gras essentiels, des substances colorantes de qualité et des vitamines vitales. Une comparaison de la répartition des espèces montre que dans l'eau de mer ce sont surtout les algues brunes et rouges, les Dinophyceae (Pyrrhophyceae, algues feu) et les Chrysophyceae, ainsi que les algues vertes (Chlorophyta) qui dominent.

Les algues vertes apparaissent souvent sous forme de couches visqueuses sur les pierres. Mais elles peuvent aussi adopter la forme de raisin, d'herbes ou de feuilles. Exemples : Caulerpa, Halimeda, Valonia. Les algues rouges (exemple Porolithon, Halymenia, Melobesia) appartiennent aux algues produisant du calcaire (algues calcaires), qui peuvent former des récifs d'algues ou dans les zones d'eau peu profonde des croûtes d'algues dures comme de la roche. La plus connue Caulerpa taxifolia (NDLR.: toujours interdite en France) développe une substance toxique, la caulerpinine et c'est pourquoi elle est souvent dédaignée par beaucoup de poissons car elle est inconsommable pour eux. L'aspect savoureux, que le vert criard d'un gazon de Caulerpe éveille, est trompeur.

Caulerpa brachypus est consommé par la plupart des poissons-chirurgiens. Elle possède des feuilles très minces et ressemble fortement à Caulerpa prolifera. Cette algue nécessite une eau de bonne qualité. Pour sa croissance elle a besoin d'un ajout d'iode et de fer.

Caulerpa racemosa est dédaignée par les poissons-chirurgiens mais adorée par les Acanthuridés. Elle pousse très rapidement et peut en présence de conditions optimales se répandre très rapidement dans tout l'aquarium. Les différentes formes sont considérablement influencées par la lumière, le sol, les substances nutritives et le courant.

Laurencia obtusa (algue rouge) est également très appréciée par la plupart des poissons-chirurgiens. D'un point de vue visuel il s'agit d'un enrichissement pour chaque aquarium récifal, mais a peu de chance de survie en présence de poissons-chirurgiens. La couleur varie de rose en passant par jaune jusqu'à vert olive. Le thalle est vertical, ramifié latéralement se composant de tissu cellulaire sans axe central.

Herbes et salades sauvages (pissenlit) ne font pas l'objet d'un apport d'engrais et ne sont pas traités avec des produits chimiques – c'est la qualité bio – purement naturelle. Des analyses comparatives ont montré que la valeur nutritive est souvent supérieure à celle des plantes cultivées: en moyenne elles contiennent 7,3 % d'eau en moins mais plus de substances minérales et de vitamines. Lors de la récolte il faut absolument éviter le bord des routes, les espaces de promenade des chiens ainsi que les surfaces agricoles traitées.
Laitue: La laitue est la salade la plus populaire. Elle est relativement bon marché et est très saine aussi bien pour ses vitamines B1, B2, B6, C, E que pour d'autres composants comme les produits de ballast, le potassium, le calcium, le manganèse, le fer, le cuivre, le zinc, le phosphore et le carotène. Les feuilles intérieures contiennent moins de vitamine C que les feuilles extérieures.
Batavia: La batavia originaire des USA au goût rafraîchissant de noix est de plus en plus appréciée. Sa valeur nutritive est similaire à celle de la laitue. Elle est plus robuste et se conserve mieux que la laitue, jusqu'à deux semaines dans un réfrigérateur. La batavia est propre à l'intérieur, il n'est donc pas nécessaire de nettoyer aussi soigneusement les feuilles internes que chez la laitue.
Endive: L'endive provenant de la région méditerranéenne a un goût légèrement amer, qui provient de l'inuline contenu dans la sève laiteuse. L'inuline a un effet diurétique et hépatique ainsi qu'un effet positif sur l'appétit. L'endive contient une grande quantité de substances minérales comme le potassium et fournit des vitamines du groupe D de la vitamine C. Toutes les sortes d'endives se remarquent par une importante teneur (environ le double d'une laitue) en vitamines (provitamine A, vitamines BI, B2, B6 et C) ainsi que des substances minérales (potassium, phosphore, sodium, fer et calcium). Les calories par contre sont infimes, 100 grammes d'endives représentent à peine 14 calories.
Mâche: Sauvage au départ la mâche n'a été cultivée qu'à partir du 20ème siècle. Résistante au gel, il est possible d'en trouver durant les mois d'hiver. Elle se caractérise par une importante teneur en vitamine C. En ce qui concerne la provitamine A et la vitamine C elle dépasse la laitue et l'endive. De plus elle contient une grande quantité de potassium, de calcium et surtout de fer. 100g de mâche contiennent 12 kcal, 48 kJ, 35 mg de vitamine C, particulièrement beaucoup de fer et de potassium, de la bêta-carotène, de l'acide folique et de la vitamine B6.
Chicorée: La chicorée se caractérise par une importante quantité de vitamines en même temps que peu de calories et de sodium, est diurétique et favorise la digestion.
Rucola (roquette): Cette salade est déconseillée à cause de son importante teneur en nitrates.
Persil
: Il existe aussi bien avec des feuilles plates que frisées. Le persil à feuilles plates fane plus rapidement que le persil frisé, mais est plus parfumé. Les feuilles fraîches contiennent largement de vitamines A, Bl, B2, C et E, de l'acide nicotinique, du magnésium, du calcium, du potassium et du fer. Le persil stimule la digestion. L'huile volatile, surtout concentrée dans les graines, est toxique (Apitol). C'est la raison pour laquelle il ne faut pas utiliser de graines. Il faut aussi faire attention lorsque le persil pousse sur des sols chargés en métaux lourds, car il accumule ceux-ci.
Paprika: Le paprika est connu comme légume et épice. La capsaicine, le carotinoide et le flavonoïde contenus dans le paprika ont un effet médicinal. Ils favorisent la circulation sanguine et apaisent la douleur. Le paprika est un bon fournisseur de vitamine A et C. Le paprika contient plus de vitamine C que l'orange. Le paprika rouge contient plus de vitamine C que le paprika vert. La quantité de potassium est significative. 100 grammes de paprika contiennent: 1 mg sodium, 165 mg potassium, 9 mg calcium, 20 mg phosphore, 0,6 mg fer, 230 mg vitamine A, 0,05 mg vitamine B 1, 0,05 mg vitamine B2, 107 mg vitamine C, 0,3 mg niacine.
Ananas: La valeur énergétique de l'ananas est de 234kJ/100g (55kcal/ 100g). La teneur en enzymes est remarquable: il est riche en broméline, amylase, perodixase et invertase. De plus on trouve pour 100 g: eau 85,3%, hydrates de carbone 12,4 %, protéines 0,5 %, lipides 0,2 %, fibres crues 1 %. Parmi les substances minérales il faut citer le potassium, le magnésium, et le calcium ainsi que les oligo-éléments manganèse, fer, cuivre et zinc. Sont représentées en quantité moindre la vitamine A, les vitamines du groupe B et la vitamine C (20 mg/100g). La broméline contenue dans l'ananas permet à ce fruit d'obtenir de bons résultats de guérison: favorisation de la digestion et de la circulation sanguine, de l'inhibition des inflammations et du drainage.
Kiwi: Il contient des vitamines et des substances minérales suivantes (pour 100g): 0,007 mg vitamine A, 0,5 mg vitamine E, 0,0285 mg vitamine K, 0,02 mg vitamine Bl, 0,05 mg vitamine B2, 0,02 mg vitamine B6, 71 mg vitamine C, 0,41 mg niacine, 0,02 mg acide folique, 0,2 mg acide panthoténique, 0,0005 mg biotinei 4 mg sodium, 295 mg potassium, 38 mg calcium, 24 mg magnésium, 31 mg phosphore, 15 mg soufre, 66 mg chlore, 0,8 mg fer 0,11 mg zinc, 0,095 mg cuivre, 0,094 mg manganèse, 0,087 mg fluor, 0,002 mg iode.
Pastèque: La pastèque Citrullus lanatus est une espèce de melon avec une chair sucrée, rouge contenant beaucoup d'eau. Comme légume elle fait partie comme les concombres et les courgettes de la famille des cucurbitacés. Au sens botanique ce fruit est considéré comme une baie. Le composant principal de la pastèque est l'eau (90,3 %), de plus elle contient environ 8,3 % d'hydrates de carbone, 0,6 % de protéines et 0,2 % de lipides. Les fibres crues atteignent 0,2 %.
Melon de miel: Le melon de miel (Cucumis melo) se compose à 90 % d'eau. Il faut citer sa teneur en sucre, phosphore et calcium ainsi que de provitamine A, la quantité la plus importante de tous les fruits et de la vitamine A. Pour 100 grammes on note : vitamine C 80%, potassium 19%, acide folique 40%, vitamine A 40% et manganèse 5%.
Raisin: 100 g de raisin contiennent 286 Id ou 67 kcal. Les raisins contiennent du glucose rapidement assimilable par le corps, fournissant immédiatement de l'énergie. Outre les minéraux importants ils sont riches en vitamine B, la quantité de vitamine C est réduite. En outre, ils contiennent (pour 100g): eau 81,1%, hydrates de carbone 15,2 %, protéines 0,7 %, lipides 0,3 %, fibres crues 1,5 %.
Pomme: La pomme a une valeur nutritionnelle élevée. La peau de la pomme est particulièrement riche en pectine, la chair de la pomme contient également de l'acide citrique, plusieurs sortes de glucose, de la cellulose, des tanins, etc., en outre plus de 30 substances minérales et d'oligo-éléments, surtout du fer, du phosphore et du calcium. Comme vitamines la pomme contient les vitamines A, B I, B2, B6, E, la niacine, 1(acide folique et surtout la vitamine C.


Avec l'aimable autorisation de Robert Fenner
Les textes et photos restent la propriété des auteurs.

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